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LSD
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HISTORIQUE ET PRESENTATION :

 

 

     

         Le LSD ou acide lysergique a été découvert dans les années 1940 par A. HOFFMAN à partir de l’ergot de seigle, parasite responsable d’une maladie moyenâgeuse provoquant des hallucinations (l’ergotisme autrement appelée le mal des ardents).

      Dans les années 1960, son usage est fortement associé aux différents mouvements recherchant une symbiose mystique avec l’environnement (mouvement hippie).

            Le LSD, appelé acide ou trip par les consommateurs, se présente sous la forme de petits morceaux de buvards portants un dessin (cf. illustration ci-dessous), de « micro-pointes » (ressemblant à un bout de mine de crayon) ou sous forme liquide.

 

EFFETS ET DANGERS :

 

 

      Le LSD est un hallucinogène très puissant. Il entraîne des modifications sensorielles intenses, provoque des hallucinations et une perte de contact plus ou moins importante avec la réalité. Les effets surviennent au bout d’une trentaine de minutes et persistent pendant 8 à 12 heures. L’expérimentation du LSD est extrêmement dangereuse car l’usager peut éprouver un état confusionnel accompagné d’angoisse, de crises de panique ( mauvais délire  ou bad trip), de phobies, de bouffées délirantes… Même si elle n’entraîne pas de dépendance physique et peu de dépendance psychique, son usage peut conduire à des accidents psychiatriques graves en exposant le consommateur au bad trip, c’est-à-dire à des hallucinations cauchemardesques, des illusions délirantes (impression de pouvoir voler par exemple)…

      Chez certains usagers prédisposés, ces manifestations peuvent ne pas cesser à l’arrêt du produit. Il a été également décris des phénomènes de flash back (retour d’acide) avec résurgence de l’expérience hallucinatoire, des jours voire des mois, après la dernière prise du toxique.

      Après la prise, lors de la diminution des effets du produit (« la descente »), l’expérimentateur s’expose à une période de mal-être marquée par un état confusionnel ou des crises de panique voire d’angoisse notamment.

      L’usage du LSD reste cependant limité (selon l’OFDT, 0.9% des jeunes de 17 ans l’ont expérimenté en 2003)

 

                                                                                                                B.A.

 

 

 

[1] OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies), Equête ESCAPAD, septembre 2003



 


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