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Tabac

Présentation et Historique :

 

Le tabac était connu depuis longtemps par les Indiens qui le consommaient pour le plaisir mais aussi dans un but thérapeutique ou spirituel. Ce n'est qu'au milieu du 16ème siècle que, importé du Brésil vers le Portugal, il fait son apparition en Europe. En 1560, le tabac arrive en France dans les poches d'un moine qui le rapporte du Brésil, mais aussi par le biais d'un diplomate en poste à Lisbonne, Jean Nicot. Le tabac, appelé alors nicotiane en l'honneur de son découvreur, est utilisé à la cour pour guérir toutes sortes de maux. Rapidement, on s'élève contre son usage : en Angleterre, dans les pays musulmans, en Russie ou l'on risquait alors la peine de mort pour ce vice nouveau. En France, taxé par Richelieu, il devient source de revenu et, en 1674, Colbert instaure le monopole des ventes. Sa consommation se répand alors dans les milieux populaires comme chez les bourgeois. C'est en 1825 que la cigarette arrive en France. Son succès est immense et sa production s'industrialise. Mais on s'inquiète très vite en parallèle de ses conséquences néfastes : en 1868 apparaît l'association française contre l'abus du tabac.

            Le tabac est une plante cultivée aujourd'hui dans le monde entier. Les feuilles sont ramassées, séchées et mises à fermenter pour obtenir un goût spécifique. Il peut se consommer sous forme de cigarettes, cigares, en vrac à rouler ou pour la pipe, à chiquer ou à priser.

 

 

Effets et risques :

 

            Le tabac fumé a un effet psychostimulant, du fait de la nicotine qu'il contient. Il augmente la vigilance et la capacité de réflexion. Il possède également un effet coupe-faim et antidépresseur. Si le fumeur ne ressent que peu d'euphorie, peu de modifications d'humeur, le manque de nicotine provoque une humeur négative. L'effet produit est de très courte durée, de sorte que le fumeur est amené à répéter les consommations. L'usage prolongé du tabac entraîne une très forte dépendance.

            De plus, le tabac contient des milliers de composés dont plusieurs pourraient contribuer à l'installation ou au maintien de la dépendance tabagique, le plus connu étant la nicotine, constituant le plus incriminé pour ses effets addictifs. Il est, de plus, composé d'additifs dont la combustion produit de nouveaux composants( monoxyde de carbone, goudrons…) très nocifs pour la santé.

 

            Les conséquences du tabagisme chronique sont bien connues. La toxicité du tabac s'exerce en particulier sur :

Þ la fonction cardiovasculaire : augmentation de la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque, et détériore les artères avec risque de décès par infarctus du myocarde multiplié par deux chez les fumeurs. Mais le risque vasculaire touche aussi les artères du cerveau et des membres inférieurs.

Þ la fonction respiratoire : exposition à des troubles au niveau de tout l'appareil respiratoire avec risque de bronchite chronique et de cancer du poumon.

Þ la fonction digestive : augmentation de la sécrétion des acides gastrique.

Þ la sphère O.R.L. : risque de cancer, de dysplasie, d'anomalie de la muqueuse…

Þ d'une façon plus générale sur l'ensemble du corps, le tabac limitant l'apport d'oxygène au cerveau et au muscles. Il peut aussi être responsable de maux de tête, de vertiges, et d'une diminution de la résistance à l'effort.

 

            Outre les méfaits somatiques, subsiste aussi le problème de la dépendance tabagique. Elle est confirmée chez la plupart des fumeurs, même si, comme devant les autres produits, toute personne n'est pas égale face au tabac. Elle dépend de nombreux facteurs environnementaux et génétiques. Malgré tout, le fumeur régulier privé brutalement de sa consommation ressent une sensation de manque. Il est tendu, nerveux, irritable, angoissé voire déprimé. Il peut aussi trembler et avoir des sueurs; il lui est difficile de réprimé l'envie de reprendre une cigarette.

 

 

Cas particulier de l'association tabac-grossesse :

            Le tabagisme chez la femme enceinte est un facteur de risque avéré de retard de croissance intra-utérine : le poids du bébé diminue de 150 à 250 grammes en moyenne. Il accroît également les risques de grossesse extra-utérine et de prématurité. En ce qui concerne le syndrome de la mort subite du nourrisson, l'association tabagisme maternel pendant la grossesse et tabagisme passif après la grossesse est retrouvée dans de nombreuses études comme pouvant augmenter de deux à trois fois le risque de mort subite, selon les consommations.

 

 

TRAITEMENTS ET AIDE A L'ARRET :

 

            L'arrêt du tabac sans aucune aide médicalisée reste la situation la plus fréquemment rencontrée. Cependant, il existe plusieurs méthodes d'aide à l'arrêt :

Þ les substituts nicotiniques, (sous forme de patchs, gommes à mâcher…) permettant un sevrage progressif de la nicotine et réduisant les effets de manque.

Þ les traitements médicamenteux type Bupropionâ par exemple.

Þ l'aide psychologique individuelle ou collective : rencontre avec des anciens fumeurs, utilisation de thérapies cognitivo- comportementales , relaxation et techniques respiratoires par exemple.

 


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