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De nouveaux chiffres sur l’usage détourné de protoxyde d’azote
Actualité du 22/07/2020

L’ANSES et l’ANSM publient une mise à jour des données de cas de détournement d’usage du protoxyde d’azote signalés aux Centres d’addictovigilance et aux Centres antipoison. Les données, qui portent sur les années 2017, 2018 et 2019, confirment la tendance à l’augmentation des cas d’intoxication, chez un public jeune avec plus d’une quarantaine de cas sévères rapportés en 2019.
En ce début de période estivale, les autorités sanitaires rappellent les dangers de cette pratique et renforcent la prévention.

Le protoxyde d’azote est un gaz à usage médical, utilisé pour ses propriétés analgésiques. Egalement commercialisé comme gaz de compression dans les cartouches pour siphon à chantilly, il est accessible librement sur internet et dans le commerce. Dans un usage détourné, l’inhalation du protoxyde d’azote, aussi appelé « gaz hilarant » en raison de son effet euphorisant, n’est pas sans risque, des atteintes neurologiques sévères pouvant en résulter. Les risques sont en outre majorés lorsqu’il est consommé en même temps que d’autres substances psychoactives.

Les données de vigilance produites par l’ANSES et l’ANSM et permettent de mieux caractériser la nature des effets indésirables, les modes et profils de consommation et confirment les tendances relevées depuis 2017 avec :
 des intoxications qui concernent en majorité des adultes jeunes, mais aussi des mineurs ;
 des effets cliniques, principalement neurologiques, mais aussi cardiaques et psychiatriques ;
 des fréquences et des quantités consommées très variables (de quelques cartouches à plusieurs centaines par jour, avec des cas de consommation quotidienne) ;
 une augmentation des cas d’atteintes neurologiques et neuromusculaires, et des cas graves (atteintes de la moelle épinière).

En ce début d’été, les autorités sanitaires rappellent les dangers de l’usage du protoxyde d’azote, chez les adolescents comme chez les adultes, et poursuivent leur action pour prévenir la hausse préoccupante des intoxications.

 

 Télécharger la synthèse du rapport d’addictovigilance du CEIP de Nantes

 Accéder au communiqué de presse de la DGS

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