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Sécurité routière : éthylotest antidémarrage ou retrait de permis, il faut choisir
Actualité du 05/10/2018

Au 1er janvier 2019, les conducteurs contrôlés en état d’ébriété inférieure à 1,8 g/l pourront installer un éthylotests antidémarrage afin de conserver leur permis de conduire.

Soit vous équipez votre véhicule d’un éthylotest antidémarrage, soit votre permis de conduire est suspendu. Voilà l’alternative qui sera proposée aux conducteurs contrôlés avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l dès le début de l’année prochaine.

Le décret élargissant le recours aux éthylotests antidémarrage (EAD) a été publié, a annoncé mardi la Sécurité routière. Cette mesure fait partie d'un plan comportant également le très controversé abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires.

Ainsi, au 1er janvier 2019, toute personne interceptée avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l sera « éligible » à ce dispositif, branché sur le circuit d’alimentation du véhicule et dans lequel il doit souffler pour pouvoir démarrer.

Un coût de 100 euros par mois

Au lieu de voir son permis suspendu, le contrevenant pourra être autorisé, par décision préfectorale dans les trois jours, à continuer à conduire des véhicules équipés d’EAD, que ce soit le sien ou un autre véhicule (d’entreprise par exemple). L’installation du dispositif (1 300 euros environ ou location de 100 euros par mois) sera à sa charge.

Aujourd’hui, les EAD ne sont proposés qu’au tribunal, ou, dans quatre départements expérimentaux (Nord, Marne, Drôme, Finistère), par les commissions médicales administratives des préfectures « mais cela intervient bien trop tard et les contrevenants y renoncent », explique le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. Ils sont obligatoires depuis septembre 2015 dans certains bus.

article du parisien, 18 septembre 2018

article addictaide.fr

Eviter le déclassement causé par la perte du permis

« L’objectif est d’éviter, par la rapidité de la décision, le déclassement causé par la perte du permis, notamment pour aller travailler. L’EAD est un outil reconnu contre la récidive d’alcool au volant. On espère qu’en développant l’usage, son prix baisse et amorcer ainsi un cercle vertueux », résume-t-il.

D’ici sa généralisation l’an prochain, cette mesure sera expérimentée dans six départements (dont le Finistère et la Réunion) « afin d’affiner le dispositif et les procédures », a-t-il précisé.

Priorité aux piétons

Dans le cadre de ce plan annoncé par le Premier ministre lors d’un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) en janvier, un automobiliste se verra désormais retirer six points, au lieu de quatre actuellement, s’il ne cède pas le passage à un piéton « s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ».

LIRE AUSSI >Les automobilistes refusant la priorité à un piéton perdront désormais 6 points

La constatation de cette infraction peut par ailleurs se faire par simple vidéoverbalisation. Cette mesure vise à réduire la mortalité des piétons. En 2017, 519 ont été tués dans un accident et plus 11 070 ont été blessés.

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